Saw sur PS3 : mon sentiment

Après une quinzaine d'heures de jeu environ, me voilà au bout de l'aventure proposée par Saw, l'adaptation vidéoludique de la grande saga horrifique disponible sur consoles et PC, interdite aux moins de 18 ans. Je vous propose un (petit) test de la version PS3 sous forme de questions-réponses en rafale, c'est parti.

Tu as aimé les épisodes ciné, déjà ?
Oh oui, suis un grand fan devant l'éternel, notamment de la complexité du scénario et la saine cruauté des évènements racontés. J'attends donc ce jeu avec impatience.

Alors, ce jeu, c'est quoi ?
Un jeu d'action un peu particulier mêlant combat, énigmes, exploration et pièges à gogo, le tout dans un endroit sombre et oppressant où chaque porte peut signer votre arrêt de mort. Je peux le comparer sans sourciller au mémorable Dead Space, en remplaçant les navettes spatiales par un asile insalubre.

Et cette aventure est liée aux films ou pas ?
Absolument, cet épisode s'inscrit dans la seconde trilogie. On y trouve de nombreuses références aux personnages et célèbres pièges de la saga, éléments bienvenus pour tout amateur de la franchise. Même Tobin Bell a doublé son avatar pour l'occasion. Un hommage, en quelque sorte !

Donc côté scénario, ça tient la route ?
Vous incarnez l'inspecteur Tapp, un agent de police qui voue le plus clair de son temps à traquer Jigsaw. Cette obsession a d'ailleurs causé de nombreux dommages collatéraux, comme la perte de son partenaire qui sera le point central de cette quête. Vous démarrez votre aventure dans une salle de bain mal éclairée (tiens tiens...), enchainé à une chaise et coiffé du fameux masque "piège-à-loup inversé" qui ne manquera pas de vous faire sauter la mâchoire si vous ne trouvez pas les verrous dans les temps. Une fois libéré, le plus dur commence : une autre prisonnière à délivrer d'un piège sanglant et une quête de vérité sur les motivations de Jigsaw.



OK, du classique sur le papier. Mais c'est corsé ou pas ?
Oui, plutôt. Trouver son chemin n'est pas toujours facile dans ces sombres couloirs, avec un petit briquet pour seul compagnon. De nombreuses énigmes (logique, observation, mécanique, etc.) viendront émailler votre progression pour déverrouiller les portes et autres secrets de l'institut. Des pièges toujours plus cruels seront également à déjouer et votre réflexion sera mise à rude épreuve, pressée par les terribles comptes à rebours. Et si cela ne suffisait pas, sachez qu'en traquant Jigsaw dans ce vaste complexe, vous serez vous-mêmes traqué par de nombreux détenus prêts à tout pour arracher la clé logée sous votre peau, synonyme de salut pour ces victimes du tueur au puzzle. Bien pensé.

Donc on doit se battre pour survivre ?
Absolument, et de nombreux accessoires vous aideront dans cette tâche : revolver, batte, pied de table, seringue, scalpel, un petit arsenal qui ne sera pas de trop face à la folie meurtrière de ces prisonniers. Apprenez également à tirer profit des installations pour tendre à votre tour des pièges en tout genre. Tuer ou se faire tuer, faites ce que vous voulez.

Techniquement, le jeu tient la route ?
C'est pas mal : le moteur Unreal permet une animation et une modélisation satisfaisantes des personnages, tandis que les décors et textures sont plutôt travaillés. Par contre, côté maniabilité, c'est pas toujours au top : les interactions avec l'environnement sont parfois hasardeuses et il n'est pas rare de tenter d'attraper à plusieurs reprises le tuyau posé au sol. De même, obscurité oblige, vous devrez éclairer votre chemin par tous les moyens possibles, et la gestion de la torche est souvent maladroite si on longe les murs de trop près. De nombreux QTE (Quick Time Event, appuyer sur un bouton à un moment clé) viennent dynamiser la progression, c'est sympa. L'ambiance sonore est quant à elle fidèle à la saga, pesante et distillée.

Des reproches à faire ?
L'aventure est parfois répétitive dans sa structure et ses énigmes, et la difficulté est parfois corsée : il n'est pas rare de pester contre un gros balèze qui vous dézingue en 3 coups de batte ou contre une recherche vaine d'un code caché (j'ai triché une fois pour avancer, je l'avoue). Les combats sont assez basiques dans leur approche, et on se retrouve souvent coincé dans un coin de pièce à périr sous les coups répétés de votre ennemi. Heureusement qu'il y a des revolvers ! La gestion de la lumière est parfois rédhibitoire, et on tourne souvent son stick pour retrouver l'horizon dans la pénombre.

Pas glorieux tout ça, un jeu à éviter ?
Non ! Ces petits défauts ne font pas le poids face aux sensations que procure ce jeu : quête de vérité, rebondissements, angoisse, envie d'en savoir plus, de fouiller partout, peur d'ouvrir une porte... Bref, Saw est super accrocheur pour les amateurs de réflexion et de tremblements. C'est bien simple, je crois que c'est le jeu qui m'a donné le plus la pétoche sur console, loin devant Resident Evil 4 et tout juste devant Dead Space. Ce volet est donc incontournable pour les fans des volets cinématographiques, Jigsaw y est plus retors que jamais. La presse spécialisée semble quant à elle partagée, certains parlant de daube pure et simple et d'autres du meilleur volet de la série.

Jouer ou zapper, c'est à vous de choisir...

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