Mozart, l'Opéra Rock : j'étais à la première !



Mardi 22 septembre 2009 : première de la nouvelle comédie musicale de Dove Attia et Albert Cohen qui consacrent cette fois-ci le plus grand compositeur de tous les temps, Wolfgang Amadeus Mozart. Direction le Palais des Sports de la Porte de Versailles à Paris en compagnie de Baptiste, l'expert en la matière et fondateur du site Musical Avenue.

La salle est comble, le public principalement féminin (l'effet Loconte ?), l'attente palpable. Puis le rideau joliment illustré s'ouvre, après une brève introduction orale résumant l'enfance du prodige de la musique classique. Le spectacle a été conçu en deux parties avec entracte, relatant l'histoire et l'oeuvre de l'artiste, tantôt frivole et impétueux, tantôt passionné, trahi et meurtri. Certes, il est délicat de résumer confortablement toute une vie de compositeur en 90 minutes, et les ellipses deviennent inévitables, avec notamment une première partie assez limitée niveau dialogues. Heureusement, la seconde partie ramène un peu d'âme, de consistance et de maturité à cette production. Le final m'a malgré tout laissé sur ma faim en termes de panache et de grandeur, mais reste dans la logique de l'histoire qui nous est contée.

La mise en scène d'Olivier Dahan est globalement satisfaisante, passant des moments les plus intimes ou dramatiques aux scènes de liesse avec pléthore de danseurs. Quelques notes d'humour et anachronismes volontaires saupoudrent la trame générale relatant le destin tragique de Mozart. Le spectacle m'a paru vivant et intense, bien plus que le Roi Soleil à titre de comparaison. Cependant, les décors sont parfois (trop) dépouillés, et certains tableaux s'enchainent sans lien artistique apparent, sautant parfois du coq à l'âne. Est-ce là le côté rocker et inattendu du compositeur ? A noter que certains effets ou choix artistiques ont paru ça et là superflus ou peu subtiles, je vous laisse juge. Première oblige, de petits loupés logistiques, capillaires, dans la diction ou les déplacements ont pu être décelés, mais tout ceci sera rapidement réglé à n'en point douter.

Mention spéciale aux costumes variés, colorés et finement travaillées, un vrai régal lors des tableaux chorégraphiques. Autre bon point pour l'orchestration du spectacle avec un live-band situé en hauteur sur le côté de la scène (je l'ai découvert quasiment à la fin du spectacle...) et des musiciens classiques intervenant de temps en temps sur scène. Belles musiques, bonne acoustique, prestations vocales d'un bon niveau, quelques respirations ou niveaux sonores à revoir, rien de bien méchant.

Les membres de la troupe ont déjà leurs fans, et à l'applaudimètre, c'est Florent Mothe qui décroche le pompon dans son rôle inquiétant et élégant de Salieri, notamment sur l'Assassymphonie, le meilleur titre à mon sens. Je pense sincèrement qu'il éclipse les prestations de Mikelangelo Loconte et qu'il sortira grandi de cette expérience. Petit coup de coeur également à Claire Pérot, la Constance de Mozart, au doux minois et à la voix cristalline (et même des faux airs de P!nk, je vous jure !).

Au final et malgré les imperfections qui se gommeront avec le temps, voilà un show rythmé, plaisant à regarder, passant du rire aux larmes avec des tableaux d'une belle variété. En résumé, le meilleur Dove Attia selon moi. A vous maintenant d'apprécier Mozart, l'Opéra Rock.

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2 commentaires

commentaires
Anonyme
22/2/10 23:37 delete

moi aussi j'y etait et c'etait vraiment genial mais mikelangelo loconte a était mitraillé par les apareils photos

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Anonyme
6/4/10 09:42 delete

oui moi aussi ji etait vraiment jolie met heureusement ke au début les gens disent de ne pas metre le flache mdr bisous tout le monde !!!

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